Home Actualités Déficit pluviométrique en Casamance : Le Crcr de Ziguinchor s’inquiète

Déficit pluviométrique en Casamance : Le Crcr de Ziguinchor s’inquiète

La Casamance, une zone connue pour son abondance pluviométrique, est caractérisée cette année par un déficit criard de pluies. Une situation qui a d’ailleurs fini d’inquiéter les agriculteurs de la région, au premier chef le Cadre régional de concertation des ruraux (Crcr) de Ziguinchor. Face à la presse vendredi dernier, Abdou Aziz Badji, président du Crcr de Ziguinchor, par ailleurs secrétaire général de la Fédération des organisations non gouvernementales (Fongs/Action paysanne), a d’abord présenté le comportement de l’hivernage dans la zone sud. «Quand on fait le tour des rizières et des vallées, on se rend compte que le taux de labour est très faible du fait que les gens n’ont pas pratiquement pas cultivé ; et ce, autant pour le labour à plat avec le semi direct que le semi pour le repiquage non encore entamé au niveau de la région de Ziguinchor», a-t-il indiqué. Le pire, souligne M. Badji, est que 40 voire 60% de ceux qui travaillent l’arachide n’ont pas encore semé en fin juillet début août.
C’est dire que l’hivernage de cette année, selon le président du Crcr, est celui qui inquiète le plus les agriculteurs de la région et qui met dans l’embarras et le doute les agriculteurs. Ce, à cause du déficit pluviométrique, car si on fait le cumul des quantités d’eau enregistrées, seul l’arrondissement de Sindian a enregistré 275 mm au 30 juillet 2021. Alors que généralement en pareille période, 700 à 800 mm étaient atteints, a-t-il indiqué. Le président du Crcr de Ziguinchor pense qu’une telle situation présage l’échec de la campagne d’hivernage et par conséquent celui de la prochaine campagne agricole, car la quasi-totalité des postes sont à 100 mm, alors que les grandes pluies sont enregistrées entre juillet et septembre.
Quelles conséquences de ce retard de pluie sur le calendrier cultural de la région ? A ce rythme, Abdou Aziz Badji estime formellement que les superficies emblavées vont lourdement baisser, les mises à terre des semis réduites, avec en plus une baisse des rendements qui, en plus des fertilisants, ont besoin d’eau et d’autres facteurs. «L’absence de l’eau c’est vraiment l’échec de l’hivernage. L’eau est la base de la réussite d’une campagne agricole», argue-t-il.
Sur l’impact de la sécurité alimentaire, le secrétaire général du Fongs demande que des mesures immédiates soient prises par les autorités compétentes, car si une telle situation perdure, il est clair qu’une insécurité alimentaire va inévitablement s’installer pendant la saison sèche. Face à une éventuelle situation, il préconise une concertation entre le président de la République, le gouvernement et les organisations paysannes. Cela, afin de prendre en charge la question paysanne et atténuer le calvaire des paysans.

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